Accueil > Français > Lifeline > Un deuxième regard sur la Troisième Tradition

On dit qu’on peut quitter OA mais qu’OA ne nous quittera jamais.
J’ai compris combien c’était vrai un soir en faisant la vaisselle.
Je n’avais pas assisté à une réunion depuis plusieurs mois après une période d’un an et demi d’assistance assidue

.En quelque sorte, je me suis mise à réfléchir à la Troisième Tradition : « La seule condition requise pour devenir membre des OA est un désir d’arrêter de manger compulsivement. »
Je me suis rendu compte que pendant la période où j’étais un membre actif, j’avais mal interprété cette affirmation. J’avais toujours cru qu’il s’agissait d’un désir de perdre du poids, d’être mince.

Alors tout d’un coup ça m’a sauté aux yeux que la Troisième Tradition ne parle absolument pas de poids. À cet instant j’ai pris conscience que je n’avais jamais vraiment eu le désir que l’excès de nourriture me soit enlevé. Je voulais juste être mince. Pendant tout le temps que je fréquentais les réunions, je n’avais recherché que le résultat final et je m’étais aveuglée à tout ce qui ne me donnait pas de tuyaux spécifiques qui m’apprendraient la recette pour perdre du poids.

Bien sûr, j’avais perdu 40 kg . Mais j’en avais repris la plus grande partie parce que jamais je n’avais adhéré à la simple condition requise énoncée dans la Troisième Tradition : je n’avais pas le désir d’arrêter de manger compulsivement.

À présent je conçois clairement qu’un jugement sain ne peut venir qu’en acceptant humblement que je suis impuissante et en ayant ensuite le désir de remettre ma vie dans les mains d’une Puissance Supérieure.

Quel soulagement de savoir que je ne peux même plus me duper moi-même !

Lifeline, août 1982
Traduction libre : Anne P. Belgique

Lien SPIP de cet article : http://outremangeurs.fr/?article168

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