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LIFELINE WEEKLY

Deux slogans pour toutes les saisons (2/2)

lundi 8 février 2016

Il n’y a pas de slogan OA ni AA que je n’aime pas. Cependant deux d’entre eux ont une signification toute spéciale pour les outremangeurs compulsifs abstinents qui essaient de faire face aux réjouissances occasionnelles, aux périodes de fêtes et à la nourriture.

« Un jour à la fois »

« Pas question que je commence à être abstinente maintenant ; il y a des fêtes en perspective, des invitations à des dîners de vacances et d’autres choses encore. J’attendrai d’y voir plus clair ainsi je ne raterai pas »

C’est le piège dans lequel plusieurs d’entre nous sont tombés au cours des années. C’est une rationalisation facile. Mais en OA nous ne projetons pas d’actions dans le futur. Nous vivons aujourd’hui. En étant abstinent rien qu’aujourd’hui –peu importent les saisons ou les circonstances— la perspective est automatiquement remise à sa place. Manger ou ne pas manger n’est non seulement désormais plus un problème, ce n’est même plus une question. Sauf si nous en faisons un problème, personne ne se préoccupe vraiment de ce que nous mangeons ou buvons au cours d’une soirée et comme lors de réjouissances occasionnelles, seuls les martyrs insistent pour s’isoler des autres. Des milliers de membres OA savent qu’ils peuvent apprécier la bonne nourriture et rester abstinent.

Quand la compulsion de manger outre mesure commence, essaie de laisser passer quinze minutes. Cela te donne l’occasion d’appeler un autre membre OA. D’habitude après un court moment, l’obsession s’en est allée. Il y a une rationalisation qui dit que ce que tu peux faire pendant quinze minutes, tu peux le faire pendant plusieurs heures. C’est tout ce qu’il nous faut.

Grâce aux petits accomplissements –un peu à la fois- sans se tracasser à l’avance si je vais briser mon abstinence ou pas, cela devient progressivement plus facile.
Un jour à la fois enlève le tracas de se tracasser.

Pendant les vacances, je m’assure plus que jamais que l’abstinence soit la chose la plus importante dans ma vie –sans exception—. ; ainsi je peux m’y tenir quand j’approche les épreuves et les joies de chaque jour dans un esprit d’y aller calmement ; et que ce ne soit pas trop de demander à moi-même de me rappeler que je ne dois faire les choses qu’un jour à la fois.
Lifeline : décembre 1978

Traduction libre : Anne P. Belgique

Lien SPIP de cet article : http://outremangeurs.fr/?article97

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